Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 19:06


En 1950, Kenneth Arrow démontre dans son théorème de l'impossibilité qu'aucun système de vote n'est parfaitement juste, puisqu'il ne peut pas répondre aux cinq critères de la perfection :

- l'élection doit aboutir à une victoire décisive
- si un candidat fait l'unanimité, il doit gagner
- tous les candidats doivent être traités de façon égale
- tous les votes doivent peser le même poids et être anonymes
Enfin, le cinquième critère stipule que lorsqu'il y a 3 candidats, la façon dont le scrutin reflète les préférences pour un candidat A ou B doit être indépendant de leur opinion sur le candidat C.

Sur ce point, le système de vote actuel est pervers. Il encourage le diviser pour mieux régner.
Les voix trustés par le candidat C, peuvent favoriser l'élection d'un candidat B, alors que la majorité des votants auraient préféré le candidat A en cas d'absence de candidat C.

Il semble aujourd'hui possible de dépasser le paradoxe d'Arrow, grâce au Range Voting. L'Instant Run-off Voting ou vote alternatif est utilisé depuis 1918 pour élire les membres de la chambre des représentants australienne. Dans ce système, les candidats sont d'abord classés en fonction du nombre de votes direct qu'ils ont reçu, comme dans le scrutin majoritaire. Si aucun n'obtient de majorité absolue, le moins bien classé est éliminé et ses suffrages sont redistribués en fonction du nom apparaissant en second.

Ce système a deux avantages :
- il ne peut pas faire élire un candidat dépourvu de soutien réel direct
- il permet aux petits partis de mener campagne et de présenter leur programme sans risque de déséquilibrer le vote au profit des grands partis.
Par leo - Publié dans : Collectage
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 18:52


La monnaie est un instrument qui facilite les échanges de services entre les individus d'une société.

Si l'argent n'existait pas

Une société humaine repose sur l'échange et le partage de services.
La monnaie permet de réguler l'échange des services entre les individus d'une société.
La monnaie mesure la valeur que la société attribue à ces services.

En l’absence de monnaie, les échanges de services se réalisent sous la forme du troc. Pour que le troc fonctionne, il faut que l'échange corresponde à un besoin réciproque de deux individus, au même moment. Dans le cas où l'un des deux individus n'est pas intéressé par l'échange, le troc ne se réalise pas.

La monnaie en tant qu'intermédiaire

La monnaie sert alors d'intermédiaire. Elle est échangeable contre tous les services de la société. L'individu qui ne souhaite pas réaliser un échange par le troc, peut échanger son service contre de la monnaie. Il pourra à son tour échanger cette monnaie contre un autre service. 

Pour être efficace dans son rôle d'intermédiaire, la monnaie doit être reconnue par tous les individus de la société, elle doit pouvoir se stocker facilement, et elle doit être divisible afin de pouvoir exprimer une échelle complexe de valeurs (tous les services n'ayant pas la même valeur).
Par leo - Publié dans : Mémos pour mes nièces
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 18:59


De Barbara Ehrenreich
, New York Times
auteur de "l'Amérique Pauvre" (Edition 10/18)


L'optimisme délirant qui accompagne la très américaine et très répandue pensée positive est aussi une coupable désignée de la crise financière. L'idée consiste à croire très fort que l'on peut avoir ce que l'on veut, non seulement parce que l'on se sent mieux en pensant de la sorte, mais aussi parce que visualiser quelque chose fait que cette chose se réalise. Il suffit d'y croire.

La pensée positive est endémique à la culture américaine. On la trouve partout, des programmes minceur aux groupes de soutien aux malades du cancer et elle s'est profondément enracinée dans le monde de l'entreprise. En vertu du dogme de la pensée positive, le seul fait de penser à un problème le fait survenir. Le secteur de la finance, autrefois lucide, n'a pas été épargné par cette tendance.

Or, en matière de pensée, tout n'est pas soit "négatif", soit "positif". L'exemple des dépressifs montre que le pessimisme permanent est tout aussi infondé et tout aussi trompeur que son contraire. L'autre option possible est le réalisme : voir les risques, avoir le courage d'apporter de mauvaises nouvelles et être préparé aussi bien à la disette qu'à l'abondance. Nous devrions essayer.
Par leo - Publié dans : Collectage
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