Jeudi 10 septembre 2009
4
10
/09
/Sep
/2009
08:00
Le terme d'aliénation sert à désigner la dépossession de l'individu par lui-même et sa perte de maitrise de ses forces propres au profit de puissances supérieures, tant à un niveau individuel
(aliénation mentale) que social et économique. En ce sens, non seulement l'aliéné ne travaille pas directement pour ses intérêts, et moins encore pour ceux de l'humanité, mais il peut le faire
contre les deux sans en être conscient.
Il s'instaure un climat aliénant lorsqu'une activité humaine est dépossédée de sa finalité immédiate et que l'individu n'agit que sous les impératifs de lois économiques qui lui échappent, quand
bien même il croit les comprendre. C'est vrai de l'ouvrier comme du trader. La différence est que le premier sait quand il est aliéné tandis que le second prétendra toujours être libre sans
jamais l'être vraiment.
Par leo
-
Publié dans : Contes et philosophie
0
Mercredi 9 septembre 2009
3
09
/09
/Sep
/2009
08:00
Parmi ceux qui s'adonnent aux jeux de hasard et d'argent, certaines personnes développent une pathologie : le jeu devient une maladie se traduisant par une impulsion incontrôlable à miser
de l'argent. La dépendance est caractérisée par un besoin impérieux de faire une activité, et par la nécessité d'en augmenter la fréquence ou la dose afin d'en maintenir l'effet et d'éviter
l'état de manque.
En l'absence de traitement, le malade refusera toute modération. Toute entreprise de contrôle de ses pulsions par un tiers lui fera horreur. Bourses et casinos, places off-shore et tripots : même
combat !
Par leo
-
Publié dans : Mémos pour mes nièces
0
Mardi 8 septembre 2009
2
08
/09
/Sep
/2009
08:00
De Richard Sennett (NRC Handelsblad)
Les savoir-faire sont menacés. La notion de travail bien fait a vraiment perdu de son sens ces dernères années. La gratification qu'on en retire n'est plus en rapport avec l'effort qu'on doit y
consacrer. Il est bien plus facile de s'enrichir sans croire à ce que l'on fait. Dans nos économies flexibles, on a plus de considération pour ceux qui ont une occupation de courte durée et
changent souvent de travail que pour ceux qui connaissent une évolution leur prenant toute une vie.
Par leo
1
Lundi 7 septembre 2009
1
07
/09
/Sep
/2009
08:00
"capitalistic accumulation itself... constantly produces, and produces in the direct ratio of its own energy and extent, a relatively redundant population of workers, i.e., a population of
greater extent than suffices for the average needs of the valorisation of capital, and therefore a surplus-population...
L'accumulation capitalistique elle-même produit constamment, en fonction du ratio de sa propre énergie et de son propre développement, une population relativement redondante de travailleurs,
c'est à dire une population plus nombreuse que nécessaire aux besoins moyen de la valorisation du capital.
"It is the absolute interest of every capitalist to press a given quantity of labour out of a smaller, rather than a greater number of labourers, if the cost is about the same... The more
extended the scale of production, the stronger this motive. Its force increases with the accumulation of capital." (Karl Marx)
Il est dans l'intéret absolu de tout capitaliste d'obtenir une quantité donnée de travail, à partir d'un nombre réduit de travailleurs si le coût est à peu près le même... plus l'échelle de
production est grande, plus forte est la motivation. Cette force s'accroit avec l'accumulation du capital.
Par leo
-
Publié dans : Mémos pour mes nièces
0
Vendredi 4 septembre 2009
5
04
/09
/Sep
/2009
08:00
D'après Barbara Ehrenreich (the Capital Times),
De plus en plus, le chômage est présenté comme une nouvelle forme de travail. On conseille aux licenciés d'envisager leur recherche d'emploi comme un travail à temps plein, plus exigeant et plus
difficile que les autres. Quant aux ouvriers disqualifiés, on les invite au recyclage.
Pourtant, aussi intelligent, souple et compétent qu'on soit, on ne trouve pas de travail quand il n'y en a pas. Il faut sortir du déni : la recherche d'emploi n'est pas un travail, pas plus que
le recyclage n'est la panacée. Le chômage, le vrai, c'est avant tout et surtout la liberté d'exprimer la colère et l'urgence. Une liberté de penser, de militer et de réfléchir au concept
d'
armée de réserve des travailleurs.
Par leo
-
Publié dans : Appartés
0