Lundi 16 novembre 2009
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D'après Zhou Ruijin - octobre 2009
A la faveur de la grande vague de transformation de l'économie chinoise en une économie de marché qui a submergé la Chine depuis les années 90, la collusion entre le monde de la politique et des
affaires est devenu un phénomène répandu, aussi bien dans les secteurs minier, immobilier, financier que dans celui de l'énergie. Le rôle exercé par l'entreprise individuelle a été minimisé. Des
entreprises publiques en situation de monopole ainsi que de nombreuses entreprises privées très puissantes jouissant de l'appui de fonctionnaires ont engrangé des profits exorbitants et ont
recherché des retours sur investissement illégaux, appuyées et protégées par le parapluie des pouvoirs publics.
Les groupes d'intérêts particuliers affirment leur puissance en prenant possession des ressources naturelles et en ralliant des porte-paroles politiques et des spécialistes pour en faire les
avocats de leurs pratiques. Ainsi ont-ils réussi à se forger une légitimité idéologique, au nom de la "sécurité économique nationale" ou de la "sécurité de la production". Ils jouent tantôt des
"usages internationaux", tantôt des "spécificités chinoises" pour exploiter le consommateur.
L'alliance du pouvoir et du capital génère de la corruption, un capitalisme oligarchique qui permet à des groupes influents d'accaparer les fruits de la croissance économique. Depuis 1999, la
croissance chinoise s'est accompagnée d'une baisse continue de la part des salaires dans le PIB.